L’islam d’Allah contre l’islam des mollahs

Sans exception, il ne se passe pas une semaine où les nouvelles du monde islamique n’embarrassent pas les musulmans ordinaires du monde entier.

Soit nous nous bagarrons entre nous, soit nous chassons pour éliminer le « kuffar », qu’il soit chrétien, hindou, juif ou agnostique et athée. À moins, bien sûr, qu’ils adhèrent au mouvement de culpabilité de « la culture du bannissement ».

Et si un Braveheart parmi les « infidèles » murmure une protestation, soyez sûrs que nous invoquerons « l’islamophobie », l’omniprésente épée de Damoclès qui pend au-dessus de la tête de quiconque ose protester. Nous sommes uniques, car ­ nous exigeons à la fois la suprématie et le statut de victime.

Le regretté universitaire iranien Ali Dashti a conclu que les folies musulmanes ont peu à voir avec l’islam, mais tout à voir avec les premiers conflits islamiques où « l’ambition pour le leadership a remplacé le zèle pour la religion comme motif central ».

Dans le livre Twenty-Three years (23 ans) qui lui a valu d’être torturé par le régime de Khomeini, Dashti écrit : « L’étude de l’histoire de l’Islam montre qu’il s’agit d’une série de luttes de pouvoir dans lesquelles les candidats ont traité la religion (l’islam) comme un moyen d’atteindre un bout et non comme une fin. Plus la mort du Prophète devenait chose du passé, plus la tendance était à l’utiliser (l’Islam) comme un instrument de prise de pouvoir et de domination s’accentuait ».

Ce sont justement ces hommes assoiffés de pouvoir qui se sont aujourd’hui drapés sous le couvert de l’Islam pour semer le trouble dans un monde déjà secoué par une pandémie et une catastrophe économique rivalisant avec la dépression des années 1930.

À Istanbul, autrefois connue sous le nom de Constantinople, le leader islamiste de la Turquie, Recep Tayyip Erdogan, a, par décret, converti en mosquée la majestueuse cathédrale Sainte-Sophie construite en 573.

La tragédie de Sainte-Sophie a commencé en 1453, au moment où le monde arabe et son califat étaient sur le point de tomber à Bagdad et où le vide était comblé par les seigneurs de guerre turcs. Parmi eux, le sultan Mehmet II (Muhammad) qui a envahi Constantinople et effacé tous les signes du christianisme orthodoxe oriental, transformant le joyau de la ville, la cathédrale Sainte-Sophie, en une mosquée.

Ailleurs au cours de la période médiévale, un autre pillard turc, Babur le Moghol, a envahi l’Inde en 1528 et a détruit le lieu le plus sacré de l’hindouisme, le lieu de naissance du seigneur Rama. Pour couronner le tout, il a construit la tristement célèbre mosquée Babri, un acte qui est devenu une source de conflit et de récrimination pendant 500 ans jusqu’en 2019, lorsque la Cour suprême indienne, grâce à un archéologue musulman, a déterminé que la mosquée Babri était construite sur le « Ram Janambhumi » (où le seigneur Rama s’est manifesté sous forme humaine).

Au moment où la Turquie effaçait le caractère chrétien de la cathédrale vieille de mille ans, les mollahs pakistanais et les djihadistes radicaux ont démoli les fondations d’un temple hindou à Islamabad, affirmant qu’il n’y avait pas de place pour des temples ou des églises dans une ville nommée d’après le nom de l’islam et un pays créé pour répandre l’islam

Le fait que certaines interprétations de l’islam interdisent la destruction ou l’occupation des lieux de culte non musulmans doit compter. Toutefois, la haine de l’hindou, du chrétien et du juif reste primordiale dans le discours islamique contemporain. Elle ne devrait pas l’être.

Le prophète Mahomet lui-même aurait dit : « Quiconque usurpe injustement la terre de quelqu’un, son cou sera encerclé avec elle le long des sept terres (le jour de la résurrection). »

L’ecclésiastique islamique australien Mohammed Tawhidi cite le philosophe islamique persan du 11e siècle Al Ghazali qui a dit dans son livre Revival of Religion’s Sciences* (Ihya Ulum ad-din) : « En ce qui concerne la mosquée, si elle est construite sur un terrain illégalement usurpé, ou avec du bois illégalement usurpé d’une autre mosquée ou d’une propriété, il est interdit d’y entrer, même pour réciter la prière du vendredi ».

Nous, musulmans, sommes confrontés à un choix entre « l’islam d’Allah » et « l’islam des mollahs ». Nous devons au Canada et à nos enfants de faire le choix que Martin Luther a fait au 15e siècle.

Pour consulter la version originale, cliquez ici

Traduction : Laurence B

*Traduction libre du titre : La renaissance des sciences de la religion

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