Des questions doivent être posées à l’OMS et à la Chine.

Le 30 janvier, Tedros Ghebreyesus, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a déclaré ceci à propos de la Chine, un pays qui a été la source d’une pandémie catastrophique infectant deux millions de personnes dans le monde et tuant plus de 126 000 personnes tout en nous forçant à vivre dans l’isolement alors que nous voyons l’économie mondiale se diriger vers une dépression :

« Il faut féliciter le gouvernement chinois pour les mesures extraordinaires qu’il a prises pour contrôler l’épidémie… La rapidité avec laquelle la Chine a détecté l’épidémie et isolé le virus, séquencé le génome et l’a partagé avec l’OMS et le monde entier, est très impressionnante, au-delà des mots. En fait, la Chine est en train d’établir une nouvelle norme pour l’intervention en cas d’épidémie et ce n’est pas une exagération.

Rien de tout cela n’était vrai. Je suppose que le patron de l’OMS l’a dit pour plaire au régime qui l’a mis au pouvoir pour être leur porte-parole à Genève, en Suisse, où la partie la plus pourrie des Nations unies prospère grâce à la complicité du gouvernement suisse, qui se soumet également aux ordres de la Chine.

Non seulement Ghebreyesus a fait l’éloge de la Chine, mais il a demandé à plusieurs reprises aux pays de ne pas imposer de contrôles aux frontières, aggravant ainsi la propagation de la maladie, tout en semblant plus préoccupé par le politiquement correct et la « stigmatisation » du peuple chinois.

Son point de vue a été repris au Canada par notre administratrice en chef de la santé, la Dre Theresa Tam, mais a été accueilli avec dérision par le premier ministre de l’Alberta, Jason Kenney, qui l’a récemment accusée de répéter les points de discussion de la RPC (République populaire de Chine) ».

J’ai personnellement été témoin d’un exemple de l’influence chinoise aux Nations unies à Genève. Il s’agissait du Baloutchistan, le pays occupé par l’ancien pantin de la Chine, le Pakistan. Pendant plus de dix ans, le porte-parole en exil du Balochistan Freedom Movement, Mehran Baluch, a travaillé dans les couloirs du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies (CDH) jusqu’à ce que le régime chinois demande à la Suisse de l’arrêter à l’aéroport de Zurich le 16 novembre 2017. Peu de temps après sa détention d’une semaine, Mehran Baluch a été frappé d’une interdiction à vie d’entrer en Suisse.

Alors, qui est le directeur général de l’OMS Tedros Ghebreyesus? Pendant son séjour en Éthiopie, le directeur de l’OMS était membre du Front populaire de libération du Tigré (TPLF), l’un des nombreux groupes communistes du pays qui, après la débâcle de l’URSS, ont perdu leurs étiquettes marxistes et ont changé leur loyauté envers la Chine.

Ghebreyesus n’a pas tardé à montrer son vrai jour. Parmi ses premiers actes, il a proposé de nommer le meurtrier dictateur Zimbabwéen Robert Mugabe « ambassadeur de bonne volonté » de l’OMS.

Si le racisme contre les personnes d’origine chinoise est odieux – et j’ai écrit à ce sujet au début de février – nous entendons maintenant parler de Noirs africains qui se font battre en Chine sans que Beijing ne fasse aucun effort pour l’empêcher.

Martin Jacques est l’auteur de « When China Rules the World : The End of the Western World and the Birth of a New Global Order ». En 2005, il a écrit à propos du racisme anti-Noirs en Chine contre la secrétaire d’État de l’époque, Condoleezza Rice, après que des messages sur les plateformes sociales l’aient décrite comme une « négresse », une « sale chienne noire » et plus encore.

Jacques a écrit sur un sujet que peu de gens osent aborder : le racisme que certains Chinois entretiennent à l’égard du reste d’entre nous. Il a écrit sur la « mentalité de l’Empire du Milieu », où les Chinois se croient généralement supérieurs à ceux qui ont la peau plus foncée. L’attitude envers les blancs est beaucoup plus complexe.

Alors, par où commencer? Tout d’abord, prenons Manhattan, puis Berlin.

Isolons la Chine et tentons d’inculper ses dirigeants pour crimes contre l’humanité. Construisons ensuite une Nouvelle Jérusalem où Martin Luther King et le Mahatma Gandhi inspirent, et non une cupidité et une richesse qui peuvent se dissiper sous nos yeux.

 

Article dans sa version originale anglaise ici.

 

Traduction : Laurence B

 

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