Les leçons de l’attaque du pont de Londres.

Désormais, la plupart des gens dans le monde connaissent Usman Khan, l’homme qui a poignardé Jack Merritt, 25 ans, et Saskia Jones, 23 ans, à mort au cours d’un événement destiné à la réhabilitation des prisonniers.

Le fait que Khan était un terroriste djihadiste condamné qui avait été libéré de prison pour une prétendue réhabilitation s’ajoutait à la stupéfaction des Britanniques ordinaires.

Mais ce n’est pas tout. Le Daily Mail révèle que Khan n’était que l’un des neuf terroristes qui ont été condamnés et emprisonnés en 2012 pour avoir comploté l’explosion de la Bourse de Londres et avoir voulu assassiner l’ancien maire de Londres, Boris Johnson, avant d’être libérés.

Il y a autre chose qui vous saute aux yeux lorsque vous étudiez les actions et les complots terroristes au Royaume-Uni. Les noms suggèrent que presque tous les hommes qui ont perpétré des attentats terroristes en Grande-Bretagne sont des hommes nés en Grande-Bretagne et d’origine pakistanaise, plus précisément ceux qui ont des liens possibles avec la province du Pendjab au Pakistan.

Lors des attentats terroristes du 7 juillet 2005 à Londres, les quatre kamikazes ont été identifiés comme étant Mohammad Sidique Khan, Shehzad Tanweer, Hasib Hussain et Germaine Lindsay. Les trois premiers étaient des fils d’immigrants pakistanais nés en Grande-Bretagne, tandis que Lindsay, 19 ans seulement, était un converti né en Jamaïque.

En 2003, lorsque deux Britanniques ont été impliqués dans un attentat terroriste à la bombe à Tel-Aviv, il s’est avéré que les deux hommes étaient d’origine panjabi pakistanaise. Asif Mohammed Hanif, un étudiant universitaire de 21 ans originaire de l’ouest de Londres, s’est fait exploser à l’extérieur de Mike’s Place, sur la promenade de la plage de Tel-Aviv, tandis qu’Omar Khan Sharif, 27 ans, originaire de Derby dans les Midlands anglais, s’est enfuis après que sa ceinture n’a pas explosé comme prévu.

De même, les membres du gang inspiré d’Al-Qaïda qui ont comploté pour faire sauter la Bourse de Londres et tuer Johnson comprenaient Mohammed Chowdhury, Mohammed Shahjahan, Shah Mohammed Mohammed Rahman, Mohibur Rahman, Gurukanth Desai, Abdul Malik Miah, Nazam Hussain, Omar Sharif Latif, et Usman Khan. À part un converti, tous les noms laissent penser l’héritage pakistanais.

En 1993, c’est Ramzi Yousef, un Pakistanais qui a été condamné et incarcéré comme étant l’un des principaux auteurs de l’attentat à la bombe perpétré contre le World Trade Center en 1993.

Y a-t-il donc quelque chose qui fait en sorte que tant de Punjabis pakistanais composent ces effectifs? Après tout, il y a près de 300 000 Arabes au Royaume-Uni, un demi-million de Turcs et près de 70 000 Iraniens, Indonésiens et Somaliens — tous musulmans — dont les noms ne semblent jamais figurer sur la liste de ceux qui désirent mourir et tuer leurs voisins britanniques également.

La différence qui échappe à presque tous les observateurs occidentaux à propos de ce phénomène bizarre est que si les Turcs, les Arabes et les Iraniens ont des identités culturelles nationales distinctes qui datent d’avant ou après leur identité islamique, l’expérience punjabi pakistanais nie généralement même leur propre langue maternelle ou 5 000 ans de patrimoine. Ils nient leur passé, devenant ainsi des récipients vides dans lesquels le panislamisme ou le faux nom et la fausse identité arabe ou turco-persane trouvent un environnement hospitalier.

Ce récipient vide peut donc, dans certains cas, se transformer en un réceptacle parfait dans lequel un culte djihadiste de la mort trouve la meilleure place pour faire germer la haine envers lui-même et bien sûr l’autre — l’infidèle.

Tant que le monde ne reconnaîtra pas cette maladie d’une crise d’identité, nous devrions nous préparer à d’autres attaques malgré tous nos efforts pour amadouer le mal plutôt que de le combattre.

Méfiez-vous de ceux qui jouent la carte de « l’islamophobie », car ils peuvent involontairement faciliter une culture de plaintes ancrée dans le mélange toxique d’un manque d’identité et d’un mépris pour leur langue maternelle.

 

Article dans sa version originale anglaise ici.

 

Traduction : Laurence B

 

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