L’Inde gagne la liberté 2.0

Un changement majeur s’est produit dans le sous-continent indien lundi dernier lorsque le gouvernement indien a révoqué le statut spécial qu’il avait accordé à son seul État à majorité musulmane, l’État du Jammu et du Cachemire (J & K).

Ce faisant, l’Inde a fait preuve d’une grande fermeté, après 1000 ans d’invasions islamiques arabes, turques, perses et afghanes, suivies par la colonisation portugaise, française et britannique, qui l’avait réduite à son minimum.

Aujourd’hui, l’Inde est aussi grande que l’Himalaya et est aussi flamboyante que le tigre du Bengale.

Comme prévu, le Pakistan a invoqué son prétendu rôle de parrain des islamistes indiens. Le Premier ministre Imran Khan, soutenu par l’armée, a fait une menace à peine cachée d’une attaque nucléaire, à moins que l’Inde ne révoque les mesures prises sur son propre territoire souverain.

Khan a déclaré lors d’une session conjointe du parlement pakistanais : « Si nous menons une guerre jusqu’à ce que nous versions notre dernière goutte de notre sang, qui va gagner cette guerre? Personne ne le gagnera et cela aura des conséquences graves pour le monde entier », a-t-il proféré. Puis, comme pour apaiser sa menace d’une catastrophe nucléaire mondiale, Khan n’a trompé personne en insistant : « Ce n’est pas du chantage nucléaire. »

Khan a ensuite joué la carte de la race : « Ce qu’ils (le gouvernement indien) ont fait au Cachemire est conforme à leur idéologie. Ils ont une idéologie raciste… enracinée dans leur idéologie qui place les hindous au-dessus de toutes les autres religions et qui cherche à établir un État qui réprime tous les autres groupes religieux. »

Les actions de l’Inde ont été prises par le biais d’une modification de deux articles de sa constitution qui a été approuvée par les deux chambres du parlement du pays. Le fait que cela ait conduit le Pakistan à menacer de faire la guerre nucléaire nous dit pourquoi tant d’entre nous considèrent ce pays non seulement comme un État qui parraine le terrorisme, mais aussi comme une menace pour la paix mondiale avec une armée qui mène un génocide contre son propre peuple dans le pays occupé du Baloutchistan, autrefois indépendant.

L’Inde a une particularité dans son histoire. Contrairement aux civilisations persane et égyptienne qui se sont effondrées face à l’expansionnisme islamique des VIIe et VIIIe siècles, la société hindoue de l’Inde a pu survivre malgré l’effacement total de l’hindouisme de la civilisation de la vallée de l’Indus vieille de 5 000 ans par le maraudeur arabe Muhammad Bin Qasim et les pillards meurtriers subséquents comme Tamerlan et les Mongols qui ont été la cible des pillages des richesses et des ressources par les Anglais.

Lorsqu’ils sont finalement partis en 1947, la Grande-Bretagne a amputé les membres de l’Inde pour diviser l’ancienne terre en trois, l’État islamique du Pakistan flanquant l’Inde à la fois à ses frontières orientale et occidentale.

En théorie, l’Inde avait gagné sa liberté le 15 août 1947, mais en pratique, l’ancienne terre pillée n’est libre que depuis lundi.

Agissant de bonne foi et rendant l’Inde laïque pour accommoder sa minorité musulmane, ses dirigeants hindous se sont distancés de leur héritage pendant des décennies. Le premier ministre de l’Éducation de l’Inde venait d’une famille de La Mecque qui prétendait être un descendant direct du prophète Mahomet.

En fait, l’Inde est le seul grand pays civilisationnel où l’on vous apprend systématiquement à haïr votre patrimoine et à glorifier les envahisseurs qui sont venus le détruire. Et cette absurdité est appelée « laïcité ».

Quiconque défend les droits de l’héritage hindou de la population indigène et autochtone de l’Inde, qui s’enorgueillissait de ses anciens textes védiques, était qualifié de « nationaliste hindou d’extrême droite », tandis que ceux qui propagèrent l’islamisation totale de l’Inde sous la doctrine arabe « Ghazwa-e-Hind » et l’élimination de tout temple hindou étaient libres d’affirmer que cette haine était leur « droit » à pratiquer leur religion.

Bob Dylan a dit : « les temps changent. » L’Inde s’est enfin libérée des griffes de ceux qui se moquent de son patrimoine et lui souhaitent du mal.

En vertu de cette nouvelle liberté, les hindous, les musulmans, les sikhs et les chrétiens de l’Inde seront égaux devant la loi et ne se cacheront pas derrière un « statut spécial ».

 

Article dans sa version originale anglaise ici.

 

Traduction : Laurence B

 

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