Les États-Unis et l’Inde affrontent le terrorisme tandis que le Canada joue la carte identitaire

Le Département d’État américain a désigné Syed Salahuddin, chef du groupe jihadiste Hizb-Ul-Mujahideen établi au Pakistan, comme terroriste mondial.

Cette annonce a eu lieu quelques heures avant une rencontre tenue à la Maison Blanche entre le président américain Donald Trump et le premier ministre indien Narendra Modi, où les deux dirigeants ont déclaré vouloir joindre leurs efforts pour « détruire le terrorisme radical islamique » et « mettre fin aux refuges terroristes ».

Au Nord de la frontière, la situation était très différente.

Dimanche, le ministre fédéral de la Citoyenneté, Ahmed Hussen, a annoncé à une congrégation musulmane que, désormais, les Canadiens ayant une double nationalité et reconnus coupables de terrorisme ne seront pas expulsés vers leur pays d’origine après avoir purgé leur peine.

Au fur et à mesure que la foule considérable applaudissait, Hussen prononçait le discours libéral bien préparé et présentait sous un angle favorable une politique impopulaire qui permet aux terroristes ayant été condamnés de conserver leur citoyenneté canadienne.

« Il n’y aura plus de citoyen de seconde classe. Un Canadien demeure un Canadien », a déclaré Hussen, qui répétait ainsi l’une des phrases favorites de son patron le premier ministre Justin Trudeau.

Parmi ceux qui bénéficieront de cette scandaleuse concession en faveur du terrorisme islamique, se trouvent entre autres Zakaria Amara, leader des 18 djihadistes de Toronto qui avaient planifié un attentat terroriste de style « al-Qaida » dans le sud de l’Ontario, et son compatriote Saad Khalid, un Saoudien.

Ainsi donc, alors que les États-Unis et l’Inde s’apprêtaient à lutter conjointement contre ce qu’ils ont clairement nommé le « terrorisme islamique radical », les dirigeants du Canada jouaient la carte politicienne. C’est comme si les individus au Canada qui n’appartiennent pas à un groupe ethnique, racial ou religieux n’avaient aucune valeur et étaient pris pour acquis par Justin Trudeau.

Voici une question simple à poser aux leaders des mosquées et groupes musulmans :

« Est-il vrai qu’à chaque fois qu’un Musulman prie, il doit prononcer un verset qui dénigre les Chrétiens « qui se sont éloignés de Dieu » et les Juifs qui « subissent la colère d’Allah »?

Permettez-moi d’expliquer.

Il y a dans le Coran ce que les Musulmans nomment la sourate « al-Fatiha », qui implore Dieu comme suit :

« Guide-nous [les Musulmans] sur le droit chemin

le chemin de ceux que tu as bénis,

pas celui contre lesquels tu es en colère [les Juifs],

ni  celui de ceux qui se sont égarés [les Chrétiens] »

Le Coran a été rédigé environ vers l’an 650 après J.-C. Cependant, plusieurs décennies après la mort du prophète Mahomet, à la fin des années 800, ses paroles (« Hadiths ») ont été consignées. Il est depuis prétendu que lorsqu’il lui fut demandé d’expliquer ce verset, le Prophète lui-même aurait déclaré que les personnes qui subissent la « colère » d’Allah sont les Juifs et que les « égarés » sont les Chrétiens.

Depuis lors, de nombreux enfants musulmans mémorisent ce verset et se font enseigner cette  référence méprisante, sinon haineuse, envers les Juifs et aux Chrétiens.

Les leaders musulmans des mosquées doivent faire preuve d’honnêteté et déclarer que les Hadiths qui dénigrent les Juifs et les Chrétiens doivent être rejetés. Le ministre de l’Immigration, Ahmed Hussen, de même que ses dix collègues députés musulmans, devraient eux aussi affirmer la nécessité de rejeter ces hadiths haineux contres les Chrétiens et les Juifs.

Nous, Musulmans, ne pouvons pas jouer sur deux tableaux. Nous ne pouvons pas nier que nous prions cinq fois par jour pour dénigrer les Juifs et les Chrétiens, et ensuite affirmer le contraire.

Soit nous rejetons le Hadith qui consacre un tel mépris, soit nous le déclarons erroné.

Et nous ne pouvons pas célébrer l’octroi de la citoyenneté à nos coreligionnaires reconnus coupables de terrorisme, et affirmer en même temps que nous sommes attachés aux valeurs occidentales sur lesquelles ce pays est fondé.

 

Article dans sa version originale anglaise ici.

 

Traduction : Laurence B

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