En France, l’extrême-droite c’est Macron, pas Le Pen

Suite au premier tour des élections présidentielles en France, le pays est placé devant deux options fortement contrastées.

D’un côté il y a Marine Le Pen, une anti-islamiste qui défend la souveraineté de la France et qui appuie les droits des travailleurs français.

Elle affronte le candidat favori, l’ancien banquier d’investissement Emmanuel Macron, qui a été ministre de l’Économie dans le gouvernement du président François Hollande.

Il y a quelques années à peine, bien peu nombreux sont ceux qui auraient prédit une telle situation. Les socialistes, dont la puissance était à son zénith sous François Mitterrand, n’ont reçu au premier tour qu’un maigre 7 % du soutien populaire.  Les conservateurs du centre-droit des ex-présidents Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, n’ont même pas pu atteindre le deuxième tour lors du vote du 7 mai.

Mes 45 années en tant que marxiste ne me sont d’aucune utilité pour comprendre pourquoi la « nouvelle gauche » creuse sa propre tombe, tout en réduisant en cendres un siècle de luttes en faveur de la classe ouvrière.

Marine Le Pen, qui parle constamment des droits des travailleurs français, se fait accoler l’étiquette « extrême-droite », tandis que son rival Macron, un ancien banquier d’investissement, est endossé par la gauche française.

Macron s’est joint à la bande des Merkel, Trudeau et Clinton, ces politiciens blancs qui prônent la culpabilisation des Blancs et qui ont bêtement avalé la propagande victimisatrice des islamistes.  Ainsi, Macron prétend que la politique française de sécurité nationale a injustement ciblé les Musulmans.  En octobre 2016, lors d’une assemblée publique, Macron a rejeté la déclaration de François Hollande selon laquelle « la France a un problème avec l’Islam ».

Plus incroyable encore, Macron prétend que l’État Islamique (ISIS) n’aurait rien d’islamique : « Ce qui pose problème, dit-il, n’est pas l’Islam, mais certains comportements qui sont qualifiés de religieux et qui sont imposés aux personnes qui pratiquent cette religion ».

Par contraste, Marine Le Pen s’est faite l’écho de ce que les militants de gauche comme moi, qui avons échappé à la tyrannie islamiste, affirmons haut et fort dans notre combat contre les djihadistes. Comme elle l’a soutenu le 5 février : « Concernant le terrorisme, nous n’avons pas l’intention de dire aux Français de s’habituer à vivre avec cette horreur. Nous allons l’éradiquer ici et ailleurs ».

Après l’attaque djihadiste du 20 avril dernier à Paris, Mme Le Pen a persisté et signé : «Nous devons extirper le mal à sa racine. C’est l’islamisme fondamentaliste, cette idéologie propagée par les terroristes ».

Plusieurs parmi mes camarades de gauche ont été assassinés au Pakistan, en Indonésie et en Turquie parce qu’ils s’étaient tenus debout devant les islamofascistes.

Pourtant aujourd’hui, un ancien banquier d’investissement (Emmanuel Macron) et un ex-professeur temporaire de théâtre (Justin Trudeau) ont le culot de se présenter eux-mêmes comme incarnant la nouvelle gauche, tandis que nous, qui risquons nos vies en étant dans la mire de l’ISIS, sommes ceux qui se font accoler le label « extrême-droite ».

Le jour suivant l’assassinat d’un policier français par un terroriste islamiste à Paris, le citoyen français Farid Smahi, la mine accablée de douleur, s’est approché de la mairesse de Paris, laquelle est « de gauche », qui l’a éconduit cavalièrement en affichant un faux sourire clintonesque.

Smahi lui dit : « Madame la mairesse… Je suis Farid. J’accuse tous les gouvernements. C’est le gouvernement qui est responsable. C’est notre gouvernement qui est responsable… des criminels… des criminels !», cria-t-il tandis que la police intervenait. «On est Français ou on ne l’est pas ?», demanda-t-il. «Nous devenons une nation de doubles-citoyens. Il n’y a plus de Français. Il n’y a plus rien. Regardez toutes ces femmes qui marchent toutes voilées devant la préfecture. Mais où allons-nous ? Où allons-nous ? Quelle éducation suis-je sensé donner à mon fils ?»

Farid poursuit : « Pour l’amour de Dieu, qu’on abolisse la double citoyenneté ! J’en appelle au gouvernement. Mettons fin à la double citoyenneté ! On ne peut pas être Algérien-Français, Marocain-Français, ou un Français-N’importe-Quoi !»

Sans aucun doute, le cri du coeur de Farid Smahi ne sera, comme celui que je lance depuis déjà longtemps, qu’une simple voix dans le désert.

Comme le disait ma grand-mère française : «Qui vivra verra »…

 

Article dans sa version originale anglaise ici.

 

Traduction : Laurence B.

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